À propos des motets de J.-S. Bach (1685 - 1750)


Si l'on connaît l'existence de quelque trois cents cantates parmi lesquelles deux cents sont parvenues jusqu'à nous – Bach avait l’obligation de produire une nouvelle cantate pour chaque dimanche et fête liturgique – il n'en est pas de même pour les motets. Très peu nombreux, moins d'une dizaine, ils représentent des oeuvres de circonstance, pour des funérailles par exemple, ou des commandes. Néanmoins, ils eurent une destinée qui fut refusée aux cantates : on les rejoua régulièrement après la mort de Bach. Ceci explique pourquoi Mozart put entendre le BWV 225 lors d'un passage à Leipzig en 1789. D'autre part, ils furent publiés dès 1803.

Si la plupart datent de la période de Leipzig (dès 1723), les circonstances exactes de leur composition restent assez floues : services funèbres ou commémoratifs, fêtes ou anniversaires de personnalités locales. Leur texte emprunte à la Bible (Psaumes, Ancien et Nouveau Testaments), à des poèmes spirituels et des chorals. Il semble que Bach lui-même souhaitait que ces motets soient accompagnés par un continuo, constitué au moins d'un orgue et d'un violoncelle. Le motet BWV 225
Singet dem Herrn ein neues Lied a probablement été écrit pour l'anniversaire du prince de Saxe. Il est pour double chœur à quatre voix. Le BWV 228 Fürchte dich nicht, ich bin bei dir et le BWV 229 Komm, Jesu, komm sont deux motets funèbres, également pour double chœur à quatre voix, qui font référence, dans leur texte, à la confiance que le croyant arrivant au terme de sa vie met dans son Dieu. Les deux choeurs se répondent, en imitation, dans une polyphonie complexe dont Bach avait le secret. Le BWV 230 Lobet den Herrn, alle Heiden, pour choeur à quatre voix, est lui un chant de louange.

Notes d’après Guide de la musique sacrée et chorale profane, éd. Fayard.

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