Karl Jenkins (* 1944) – Requiem


Karl Jenkins, compositeur et musicien gallois né en 1944, reçoit ses premières leçons de musique de son père, organiste et chef de choeur. Il commence sa carrière musicale comme hautboïste à l’Orchestre national des jeunes du Pays de Galles et étudie la musique à l’Université de Cardiff puis à la Royal Academy of Music de Londres. Il se fait d’abord connaître comme musicien de jazz et de rock, jouant des saxophones et du hautbois, instrument inhabituel dans le jazz. Il co-fonde le groupe de jazz-rock «Nucleus», qui remporte le premier prix au Festival de Jazz de Montreux en 1970. Il rejoint ensuite le groupe «Soft Machine», qui joue dans des lieux aussi divers que Les Proms, Carnegie Hall ou le Newport Jazz Festival. Il compose de nombreuses musiques pour des publicités de grandes marques – British Airways, De Beers, Levi’s … Sa notoriété est venue avec le projet Adiemus, qu’il a porté partout en Europe et jusqu’au Japon. Il a reçu de nombreux prix et distinctions. Il sait habilement entremêler musique classique occidentale et rythmes «ethno» dans des compositions puisant leur inspiration dans les traditions orientales et occidentales.

En exergue de son
Requiem, voici ce que dit Karl Jenkins lui-même : «Un Requiem est une messe pour les âmes des morts. Dans l’ensemble, j’ai pris les mouvements habituels en latin mais, selon mon habitude d’emprunter à d’autres cultures, j’ai ajouté cinq haiku, des poèmes japonais sur la mort. Ces poèmes sont inspirés par la nature et ne contiennent qu’une seule idée. […] Les Japonais voient dans le cycle naturel de l’eau une allégorie de la vie. […] L’instrumentation de ces haiku comporte l’ancienne flûte japonaise shakuhachi. D’autre part, selon mon habitude, j’ai utilisé des percussions ethniques (darabuca arabe, surdo brésilien, …) et même un rythme de hip-hop dans le Dies irae. Cette oeuvre est dédiée à mon défunt père, musicien et source de mon inspiration.»


Notes d’après fr.wikipedia.org


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Saison 12-13